La peinture espagnole XVIè-XXè siècles

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La bibliographie est extraite du livre "La peinture espagnole" de Bernard et Christiane Bessière (Éditions du temps). Etablie à l'automne 2000, elle s'attache à décrire les publications françaises et espagnoles les plus récentes.

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1. Ouvrages pédagogiques
2. Ouvrages méthodologiques (théorie et pratique de l'approche iconique)
3. Dictionnaires, glossaires, guides
4. Histoire de l'art (ouvrages à caractère général non consacrés à un peintre en particulier)
5. Ouvrages à caractère technique (muséologie, conservation, arts plastiques)
6. Réflexions théoriques


1. Ouvrages pédagogiques

Morante López Felisa, Ruiz Zapata Ana María, Análisis y comentario de la obra de arte, Madrid, Edinumen, 1997.
Rédigé par deux agrégées d'histoire ce volume de 320 pages est digne d'intérêt même s'il privilégie «l'histoire »au détriment de «l'art ». Les auteurs y abordent, entre autres, une dizaine de tableaux dont quelques-uns sont espagnols. Si un esprit de méthode anime les deux auteurs, on trouvera le style un peu «sec »et systématique, laissant peu de place à l'expression d'une sensibilité esthétique.

Parisot Patrice, Espagnol. Peinture et Culture, Paris, Ellipses, 1997.
Cette plaquette s'adresse essentiellement aux lycéens et à leurs professeurs. Commentaires de «tableaux cultes» assortis de listes de vocabulaire.

Pélissier Sophie
, Arte en clase. Pinturas hispánicas del siglo XX, Paris, Ophrys, 1994.
Commentaires de huit tableaux espagnols et de quatre œuvres hispano-américaines accompagnés d'exercices pratiques. Cette approche didactique fournit une première aide à l'enseignant qui veut s'initier à l'exercice du commentaire de tableau. Bien que brèves, les analyses sont tout à fait pertinentes.

Terrasa Jacques, L'Analyse du texte et de l'image en espagnol, Paris, Nathan, coll. «Fac», 1999.
Cet ouvrage didactique et méthodologique qui aborde le texte littéraire (roman, poésie, théâtre, presse), la publicité, la photographie et la séquence filmique, consacre également une petite place à la peinture dont l'auteur parle avec finesse et passion. Cette publication cible prioritairement les étudiants du CAPES d'espagnol, d'où diverses grilles d'analyse, dont le caractère normatif peut tout aussi bien rassurer qu'indisposer.

Woodford Susan, Cómo mirar un cuadro, Barcelone, Gili SA, 1996.
Cette plaquette de 110 pages est la traduction espagnole, du déjà classique Looking at pictures publié en 1983 par les éditions Cambridge. Il s'agit d'une publication d'initiation, simple, agréable à lire et riche de nombreuses illustrations.


2. Ouvrages méthodologiques
[Théorie et pratique de l'approche iconique ]

Aumont Jacques
, L'Image, Paris, Nathan-Université, 1990.
Professeur à Paris III, Jacques Aumont est le premier à avoir publié un ouvrage global sur l'image dans tous ses états. Les chapitres intitulés «La Part de l'œil», «La Part du spectateur», «La Part du dispositif », «La Part de l'image» et «La Part de l'art» offrent un panorama exhaustif.

Dautun Jean-Pierre, Dix Modèles d'analyses d'image, Alleur (Belgique), Marabout, 1995.
Analyse de trois tableaux (Georges de la Tour, Max Ernst et Norman Rockwell) ainsi que de deux photos, une pochette de disque, un dessin humoristique, une affiche de film, une annonce publicitaire et une image pluri-média. Les vingt premières pages cernent les exigences de l'épreuve de l'analyse d'image aux concours administratifs.

Gauthier Guy, Vingt Leçons sur l'image et le sens, Paris, Edelig, 1986.
S'appuyant sur les principes de la sémiologie exposés très clairement, l'auteur aborde en vingt chapitres, différents aspects de l'image (format, troisième dimension, lumière, BD, réalisme, emblématique, photo de mode, trait, ligne, idéogrammes).

Gervereau Laurent, Voir, comprendre, analyser les images, Paris, La Découverte, 1994.
Après un rappel du débat historique entre «arts libéraux » et «arts mécaniques » et un bilan des premières recherches en iconographie et en sémiologie, l'auteur montre dans quelle mesure l'historien d'art, le sémiologue et l'historien poursuivent des buts différenciés.

Joly Martine, Introduction à l'analyse de l'image, Paris, Nathan, «128 », 1993, et L'Image et les signes. Approche sémiologique de l'image fixe, Paris, Nathan Univ., 1994.
Le second titre, de 190 pages, approfondit et démontre grâce à de nombreuses reproductions tout ce que le «128» présente succintement mais avec clarté. Deux niveaux d'analyse, donc, en fonction des nécessités du lecteur. Ses plaidoyers vibrants et convaincants en faveur de l'image puisent certains exemples dans les arts plastiques.

Ramírez Juan Antonio, Cómo escribir sobre arte y arquitectura, Barcelone, Ediciones del Serbal, 1996.
Dans cette publication de 190 pages, originale dans sa conception, l'auteur se propose de donner des conseils méthodologiques, techniques et rédactionnels à toute personne s'intéressant à l'art et souhaitant écrire à ce sujet, quel qu'en soit le support.

Triadó Joan Ramón, Subirana Rosa, Las Claves de la pintura, Barcelone, Planeta, 1994.
Ce petit manuel bien illustré fait agréablement le tour des connaissances indispensables concernant l'œuvre d'art. Présentation des instruments, des supports et des techniques ainsi que du marché de l'art et de la signification de l'œuvre dans le contexte historique.

Viñuales Jesús, El Comentario de la obra de arte, Madrid, UNED, 1986.
Après le rappel des divers courants méthodologiques qui se sont succédés depuis le XIXe siècle, Viñuales propose pour chacun d'eux une approche-type. Cet exercice parfois artificiel est cependant fort habile et permet de prendre la mesure des évolutions théoriques. Un bémol : le nombre excessif de coquilles laisse espérer une réédition prochaine !

Zunzuñegui Santos, Mirar la imagen, Bilbao, Servicio editorial de la Universidad
del País Vasco, 1985.

Ce professeur de théorie de l'image dresse dans ce livre de 416 pages un bilan complet des théories sur l'image qui ont vu le jour au cours du siècle. Certains chapitres, comme «Réalité de l'image / image de la réalité» ou «La perception visuelle» sont éclairants.


3. Dictionnaires, glossaires, guides

Adeline J., Mélida José Ramón, Vocabulario de términos de arte, Madrid, La
Ilustración española y americana, 1992.

Cette maison espagnole a eu l'excellente idée de rééditer ce glossaire classique de 527 pages, publié une première fois en 1887 ! L'intérêt est essentiellement synchronique car il dresse l'état du vocabulaire technique à la fin du XIX e siècle.

Antolín Paz Mario, Morales José Luis et alli, Diccionario de pintores y escultores
españoles del siglo XX, Madrid, Forum Artis, 1994.

Douze volumes de 260 pages chacun, de très belle présentation. Notices biographiques et créatives rédigées par cent auteurs.

Arnáiz José Manuel, Merchán díaz Manuel et alii, Cien años de pintura en España y Portugal 1830-1930, Madrid, Antiquaria, 1988.
Pas moins de 98 auteurs (parfois les mêmes que supra )pour cette publication à caractère encyclopédique de onze volumes de 450 pages chacun. Intéressante introduction de 67 pages qui met bien en perspective les différents courants. Toute bibliothèque de département d'études hispaniques devrait posséder ce dictionnaire ainsi que celui d'Antolín Paz.

Calvo Serraller Francisco, Enciclopedia del arte español del siglo XX, 2 vols., Madrid, Mondadori, 1991-1992.
Ancien directeur du Prado et l'un des tout meilleurs spécialistes espagnols, Calvo Serraller dirige une équipe de dix auteurs qui propose une encyclopédie en deux volets. Le tome I (Artistas, 879 p.) est un dictionnaire des artistes du XXe siècle; le tome II (El Contexto, 462 p.) présente, également, les courants, institutions, galeries, groupes, revues, critiques, fondations, musées, expositions et récompenses concernant l'art espagnol contemporain.

Chilvers Ian, Diccionario de Arte, Madrid, Alianza Editorial, 1995.
Version de poche espagnolisée du Concise Oxford Dictionnary of Art and Artists (1988). Trois auteurs ont revisité ce classique en mettant l'accent sur le contexte hispanique. Les quelque mille pages de ce précieux outil mêlent biographies d'artistes mondiaux, exposés techniques et terminologie relative aux courants de l'histoire de l'art.

Duchet-Suchaux Gaston, Pastoureau Michel, La Bible et les saints, Paris, Flammarion, 1994 (nouvelle édition augmentée).
Ce guide iconographique de 357 pages est remarquable en tous points. Chaque personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament est analysé en deux articulations («Vie et légende» et «Représentations») puis les entrées «Attributs», «Renvois» et «Bibliographie» fournissent un appréciable complément d'information.

Duro Ruben et alii, ¡Qué arte! 31 fines de semana insólitos y artísticos, Madrid, Anaya, 1999.
Guide original et séduisant des principaux musées d'art d'Espagne et des villes qui en sont le siège.

Felici Lucio (dir. ), Encyclopédie de l'Art, Paris, Librairie Générale Française, 1991.
Cette encyclopédie de poche de plus de 1 300 pages est un excellent instrument de travail. Les notices biographiques sont denses, les articles de synthèse sur les écoles, les genres et les techniques sont précis et la présentation systématique des grandes civilisations du passé apporte une foule d'indications. Pour un amateur d'art hispanique, le seul défaut (mais l'origine italienne des auteurs explique ce phénomène) est que maints artistes espagnols sont ignorés.

Girarch Jacques, Dictionnaire critique et raisonné des termes d'art et d'archéologie, Paris, Klincksieck, 1997.
Ce volume de 761 pages est rédigé par un neuro-psychiatre, professeur d'esthétique à l'université de Clermont-Ferrand, et collectionneur. Riche de 7 000 définitions, il s'intéresse également à des domaines rarement abordés : l'orfèvrerie, la céramique, les tissus ou les instruments de musique.

Guillemard Colette, Le Dico des mots de la couleur, Paris, Seuil, 1998.
Citant abondamment le Dictionnaire des couleurs de notre temps de Michel Pastoureau (Paris, Bonneton, 1992), cette publication de 475 pages constitue une lecture originale. Le Dico [... ] passe en revue toutes les couleurs dans leurs nuances les plus diverses. Excellent travail de linguistique et de chromatisme appliqué, rédigé dans un style enjoué.

Hall James, Diccionario de temas y símbolos artísticos, Madrid, Alianza Editorial, 1996.
Cette traduction espagnole de 400 pages à partir du Dictionnary of Subjects & Symbols in Art constitue l'un des meilleurs ouvrages de symbologie disponibles sur le marché espagnol. Prêtant une attention particulière à l'iconographie biblique et mythologique, il aborde aussi la représentation de personnages historiques et les signes iconiques que l'on trouve dans l'art international.

Henckmann Wolfhart, Lotter Konrad, Diccionario de estética, Barcelone, Crítica, 1998.
La traduction-adaptation de l'original allemand permet au public espagnol d'avoir accès à ce dictionnaire concis (260 p.) qui fait le point sur la terminologie et les apports de l'esthétique en matière de critique d'art.

Koldo Meso Ayerdi, Arte en Internet, Madrid, Anaya, 1997.
Le seul guide qui contienne les adresses électroniques des musées des Beaux-Arts d'Histoire d'Espagne et du monde, ainsi que celles des fondations, galeries, salons, publications artistiques, arts de la scène, de la danse, etc. Et pas moins de 200 sites web de peintres, sculpteurs et photographes espagnols d'aujourd'hui.

Monreal y Tejada Luis, Haggar R. G., Diccionario de términos de arte, Barcelone, Editorial Juventud. 1999 (édition revue).
À partir du Dictionnary of Arts Terms publié par Reginald G. Haggar, Luis Monreal y Tejada propose une version hispanisée en triplant la pagination originale. Contrairement au livre de Ian Chilvers (supra) les 424 pages de cet ouvrage de base ne comportent pas de noms propres d'artistes. La précision et la pertinence des définitions en font un glossaire tout à fait complémentaire de l'ouvrage précédemment cité.

Neraudau Jean-Pierre, Dictionnaire d'histoire de l'art, Paris, Quadrige / PUF, 1996.
Ce dictionnaire de 500 pages se présente comme «un jardin des arts tel que le XVIII e siècle. et le XIXe, à son imitation, ont conçu les jardins. [...] C'est, en un mot, traverser l'espace et le temps ». Excellent ouvrage, rigoureux dans ses définitions et assorti de nombreuses planches qui facilitent la compréhension de concepts parfois complexes.

Revilla Federico, Diccionario de iconografía y simbología, Madrid, Cátedra, 1995.
Ce dictionnaire de 437 pages, d'une lecture agréable et tonique, est un bon complément de celui de James Hall (voir supra ). Le fait qu'ils divergent sur un certain nombre d'approches n'en rend la lecture que plus souhaitable. L'auteur s'intéresse également de près à la «mythologie contemporaine» en incluant des réflexions sur des productions, des phénomènes ou des personnalités devenus des mythes du XXe siècle.

Rudel Jean (dir. ), Les Techniques de l'art, Paris, Flammarion, 1999.
Le plus complet des guides concernant les matériaux, instruments et pratiques artistiques disponible en France.

Villa Rocío (de la), Guía del usuario de arte actual, Madrid, Tecnos, 1998.
La publication de ce guide comble un vide dans l'édition espagnole. Très bon complément de Koldo (supra), il fourmille de renseignements précieux (titres, noms, institutions, adresses, etc.) totalement actualisés sur la réception de l'art, le marché de l'art, les galeries, les musées, les salons, les moyens de diffusion, les fondations, les salles de vente et l'univers de la critique d'art.


4. Histoire de l'art
[Ouvrages à caractère général non consacrés à un peintre en particulier ]

Les titres mentionnés sont des livres de grande qualité de parution récente. Sans prétendre les faire oublier, ils rajeunissent considérablement les analyses classiques dues à des historiens d'art dont la plupart sont aujourd'hui disparus et dont nous rappelons quelques publications marquantes : José Camón Aznar, Arte español del siglo XVIII, Espasa Calpe, «Summa Artis», 1970 ; Juan Antonio Gaya Nuño, La Pintura española fuera de España, Madrid, Espasa, 1968 ; Paul Guinard, Les Peintres espagnols, Paris, Le Livre de poche, 1967 ; Enrique Lafuente Ferrari, Breve historia de la pintura española, Madrid, Akal, 1935, 1987 ; August L. Mayer, Historia de la pintura española, Madrid, Espasa, 1941, 1980.

Ayala Mallory Nina, Del Greco a Murillo. La Pintura del Siglo de Oro (1556-1700), Madrid, Alianza 1992.
Outre l'œuvre des grands noms du Siècle d'Or, ce livre de 270 pages dont les illustrations
sont hélas en noir et blanc, établit des différences claires entre les écoles régionales (Castille, Andalousie, etc.)

Barral i Altet Xavier (dir. ), L'Art espagnol, Paris, Bordas, 1996.
À la tête d'une équipe de seize spécialistes (dont Jaime Brihuega, Manuela Mena, Fernando Checa et Joan Ramón Triadó), Xavier Barral publie un «beau livre» de 575 pages. Traduite de l'espagnol, cette très belle publication présente un panorama complet de la création espagnole depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours sans ignorer l'art colonial hispano-américain.

Bozal Valeriano, Historia del Arte en España, Madrid, Istmo, rééd. 1994.
Cet ouvrage de poche présenté en deux volumes (282 p. et 292 p.) est une initiation simple et synthétique. Toutefois il n'a été ni revu ni augmenté depuis la fin du franquisme ce qui en fait une publication un peu dépassée qui attend un dépoussiérage nécessaire.

Bozal Valeriano, Arte del siglo XX en España, Madrid, Espasa Calpe, 1995.
Version de poche [présentée en deux volumes (1900 - 1939 : 698p. et 1939 - 1990 : 720p.)] des tomes XXXVI et XXXVII de la prestigieuse collection « Summa Artis » d'Espasa Calpe. Cette heureuse initiative (on aimerait que les tomes concernant les époques restantes fissent l'objet d'une édition de poche du même type !) permet au grand public d'approcher dans les meilleures conditions l'art espagnol du XX e siècle. À recommander absolument pour l'intelligence des analyses.

Calvo-Serraller Francisco, España, medio siglo de arte de vanguardia, Madrid, Min. de Cultura–Santillana, 1985.
Deux volumes : le premier (690 p.) couvre la période 1937 - 1969, avec 100 pages de panorama et de mise en perspective ; le second (700p.) couvre la période 1970 - 1985. Il s'agit là d'un must... dont le prix est conforme à la qualité de la publication.

Morales y Marín José Luis, Pintura en España, 1750-1808, Madrid, Arte Cátedra, 1994.
Les courants artistiques qui se sont exprimés sous les règnes de Ferdinand VI, Charles III, Charles IV et Joseph Ier sont abordés dans cet ouvrage qui a aussi le mérite de tirer de l'oubli des artistes dits «mineurs» dont le nom est habituellement écrasé par les grands peintres du Siècle des Lumières et la personnalité de Goya. Illustrations en noir et blanc.

Calvo-Serraller Francisco, Teoría de la pintura, Madrid, Arte Cátedra, 1991.
Anthologie et commentaire de textes d'une vingtaine de théoriciens espagnols. Cette
publication, qui comble un grand vide, a le mérite d'évoquer, outre l'œuvre des auteurs célèbres (Pacheco, Carducho, Martínez, Palomino, Ponz ou Ceán Bermúdez), celle de personnalités moins connues.

Pérez Sánchez Alfonso, De pintura y pintores, Madrid, Alianza Forma, 1993.
Treize essais sur l'étude de la configuration des modèles visuels dans la peinture espagnole, depuis la formation de la collection de l'Escorial jusqu'au courant expressionniste contemporain : 293 pages dont 100 pages de reproductions en noir et blanc.
Reyero Carlos, Freixa Mireia, Pintura y escultura en España (1808-1920), Madrid, Arte Cátedra, 1995.
Cet ouvrage de 556 pages avec reproductions en noir et blanc, rédigé par deux auteurs qui étudient chacun une moitié du siècle, offre une approche renouvelée des problèmes esthétiques liés au romantisme, au réalisme, aux institutions académiques, à la modernité et aux avants - gardes.

Torres Guardiola Pascal, La Peinture en Espagne du xve au xxe siècle, Paris, PUF, 1999.
Cette publication très récente comble un vide dans l'édition française. Hélas, l’abord de l l’art du XXe siècle est très lacunaire.



5. Ouvrages à caractère technique

[Muséologie, conservation, arts plastiques ].

Calco Ana, Conservación y restauración. De la A a la Z, Barcelone, Ediciones
del Serbal, 1997.
Ce livre de 256 pages grand format se présente comme un lexique, ce qui facilite beaucoup la compréhension des thèmes abordés. Plusieurs centaines de termes dont un grand nombre est assorti d'une notice bibliographique, sont définis avec limpidité. La présentation et l'iconographie sont très attrayantes.

Hernández Hernández Francisca, Manual de museología, Madrid, Síntesis, 1998.
Signe que la muséologie est devenue en vingt ans une science à part entière, le public
espagnol dispose maintenant d'un manuel de 318 pages qui a le mérite d'aborder les divers aspects de ce domaine pluridisciplinaire nouveau qui connaît parmi les étudiants d'art un réel engouement.

Pedrola Antoni, Materiales, procedimientos y técnicas pictóricas, Barcelone, Ariel, 1998.
L'auteur propose un ouvrage de 222 pages très technique qui étudie dans le détail tous les éléments utilisés dans l'élaboration des œuvres d'art.

Rivera J., Avila A., Martín Ansón M. L., Manual de técnicas artísticas, Madrid, Historia 16, 1997.
Cette publication de 253 pages qui en consacre quarante à la peinture, fait le tour de diverses
techniques (dessin, gravure, architecture, sculpture, artisanat). Un cahier d'exercices pratiques ajoute une dimension didactique très précieuse à cet ouvrage qui permettra à l'étudiant hispaniste de se familiariser avec le vocabulaire technique adéquat. brillant et alerte de cet auteur – la lecture très agréable.


6. Réflexions théoriques

[Nous nous limitons ici à proposer quelques titres récents d'esthétique et de sémiologie dont la consultation est utile. Pour une bibliographie plus complète, on se reportera à Martine Joly, Introduction à l'analyse de l'image, Paris, Nathan, 1993, p. 119-128 et à Gérard Genette, La Relation esthétique, Paris, Seuil, 1997, p. 281-288. ]

Bozal Valeriano (édit. ), Historia de las ideas estéticas de las teorías artísticas
contemporáneas, Madrid, Visor, 1996.
Encore une excellente publication de cet auteur prolifique qui dirige ici un gros ouvrage en deux volumes (442 p. et 384 p. ) auquel participe une quinzaine d'auteurs parmi les meilleurs spécialistes espagnols de l'art des XVIIIe - XIXe - XXe siècles, dont Francisco Calvo Serraller, Dolores Castrillo ou Jaime Brihuega. Très bon bilan de toutes les approches esthétiques qui ont concerné l'art en Europe depuis Kant jusqu'à Ortega y Gasset.

Debray Régis, Vie et mort de l'image (une histoire du regard en Occident), Paris, Gallimard, 1992.
Cette enquête-réflexion de 526 pages menée sur l'image et l'art des origines à nos jours, témoigne d'une immense curiosité intellectuelle et donne un peu le tournis par la variété des approches, le nombre des références et la multitude des contextes abordés. Le style brillant et alerte de cet auteur – qui n'évite pas toujours le piège de l'érudition –, en rend la lecture très agréable.

Eco Umberto, Les limites de l'interprétation, Paris, Grasset, 1992.
Dans cet ouvrage d'une grande lucidité qui fait suite aux déjà classiques Le Signe : histoire et analyse d'un concept, L'Œuvre ouverte ou encore Sémiotique et philosophie du langage, le romancier et sémiologue italien prolonge la citation de Paul Valéry «Un texte stimule une infinité d'interprétations et il n'y a pas de vrai sens d'un texte». Excellents chapitres sur «Le travail de l'interprétation » et «Faux et contrefaçons».

Genette Gérard, L'Œuvre de l'art, t. 1, «Immanence et transcendance », Paris, Seuil, 1994.
Le maître de l'école française de narratologie signe une brillante incursion dans l'univers de l'art. Il revisite les notions d'allographie et d'autographie que Nelson Goodman avaient définies dans Langages de l'art et établit trois degrés d'objets esthétiques :les objets esthétiques en général, les artefacts à effet esthétique éventuel et les artefacts à effet intentionnel, ou fonction esthétique, qui seraient les œuvres d'art proprement dit.

Genette Gérard, L'Œuvre de l'art, t. 2, «La Relation esthétique », Paris, Seuil, 1997.
Dans ce second volet, Genette explique que la relation esthétique induit une attention particulière à l'aspect d'un objet plutôt qu'à sa valeur d'usage, laquelle constitue un jugement toujours arbitraire, contrairement à ce que stipulent divers courants de la philosophie du beau.

Groupe Mu, Traité du signe visuel. Pour une rhétorique de l'image, Paris, Seuil, 1992. Ouvrage d'une grande complexité qui risque de dérouter le lecteur non averti mais qui fait le tour de la question de la rhétorique de l'image en formulant la critique des différents courants de la sémiologie.

Seguin Jean-Claude (dir.), Image et Hispanité, Université Lumière-Lyon II, Cahiers du GRIMH, n °1, 1998, 508 p.
Trente-six communications des actes des premières journées du GRIMH, équipe dirigée par le très dynamique Jean-Claude Seguin. (Actes du deuxième colloque 2000 à paraître).


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