|
La
peinture espagnole XVIè-XXè siècles
 |
Cette
biographie vous est proposée par edutemps.fr,
portail des sciences humaines. |
 |
La
bibliographie est extraite du livre "La
peinture espagnole" de Bernard et Christiane
Bessière (Éditions du temps). Etablie à
l'automne 2000, elle s'attache à
décrire les publications françaises
et espagnoles les plus récentes.
>
Acheter
le livre
|
1.
Ouvrages pédagogiques
2. Ouvrages méthodologiques
(théorie et pratique de l'approche
iconique)
3. Dictionnaires, glossaires,
guides
4. Histoire de l'art (ouvrages
à caractère général
non consacrés à un peintre en particulier)
5. Ouvrages à caractère
technique (muséologie, conservation,
arts plastiques)
6. Réflexions
théoriques
1. Ouvrages pédagogiques
Morante López Felisa, Ruiz Zapata Ana
María, Análisis y comentario
de la obra de arte, Madrid, Edinumen, 1997.
Rédigé par deux agrégées
d'histoire ce volume de 320 pages est digne d'intérêt
même s'il privilégie «l'histoire
»au détriment de «l'art ».
Les auteurs y abordent, entre autres, une dizaine
de tableaux dont quelques-uns sont espagnols.
Si un esprit de méthode anime les deux
auteurs, on trouvera le style un peu «sec
»et systématique, laissant peu de
place à l'expression d'une sensibilité
esthétique.
Parisot Patrice, Espagnol. Peinture
et Culture, Paris, Ellipses, 1997.
Cette plaquette s'adresse essentiellement aux
lycéens et à leurs professeurs.
Commentaires de «tableaux cultes»
assortis de listes de vocabulaire.
Pélissier Sophie, Arte en
clase. Pinturas hispánicas del siglo
XX, Paris, Ophrys, 1994.
Commentaires de huit tableaux espagnols et
de quatre uvres hispano-américaines
accompagnés d'exercices pratiques. Cette
approche didactique fournit une première
aide à l'enseignant qui veut s'initier
à l'exercice du commentaire de tableau.
Bien que brèves, les analyses sont tout
à fait pertinentes.
Terrasa Jacques, L'Analyse du texte
et de l'image en espagnol, Paris, Nathan, coll.
«Fac», 1999.
Cet ouvrage didactique et méthodologique
qui aborde le texte littéraire (roman,
poésie, théâtre, presse),
la publicité, la photographie et la séquence
filmique, consacre également une petite
place à la peinture dont l'auteur parle
avec finesse et passion. Cette publication cible
prioritairement les étudiants du CAPES
d'espagnol, d'où diverses grilles d'analyse,
dont le caractère normatif peut tout aussi
bien rassurer qu'indisposer.
Woodford Susan, Cómo mirar un
cuadro, Barcelone, Gili SA, 1996.
Cette plaquette de 110 pages est la traduction
espagnole, du déjà classique Looking
at pictures publié en 1983 par les éditions
Cambridge. Il s'agit d'une publication d'initiation,
simple, agréable à lire et riche
de nombreuses illustrations.
2. Ouvrages
méthodologiques
[Théorie et pratique de l'approche
iconique ]
Aumont Jacques, L'Image, Paris, Nathan-Université,
1990.
Professeur à Paris III, Jacques Aumont
est le premier à avoir publié un
ouvrage global sur l'image dans tous ses états.
Les chapitres intitulés «La Part
de l'il», «La Part du spectateur»,
«La Part du dispositif », «La
Part de l'image» et «La Part de l'art»
offrent un panorama exhaustif.
Dautun Jean-Pierre, Dix Modèles
d'analyses d'image, Alleur (Belgique), Marabout,
1995.
Analyse de trois tableaux (Georges de la Tour,
Max Ernst et Norman Rockwell) ainsi que de deux
photos, une pochette de disque, un dessin humoristique,
une affiche de film, une annonce publicitaire
et une image pluri-média. Les vingt premières
pages cernent les exigences de l'épreuve
de l'analyse d'image aux concours administratifs.
Gauthier Guy, Vingt Leçons sur
l'image et le sens, Paris, Edelig, 1986.
S'appuyant sur les principes de la sémiologie
exposés très clairement, l'auteur
aborde en vingt chapitres, différents aspects
de l'image (format, troisième dimension,
lumière, BD, réalisme, emblématique,
photo de mode, trait, ligne, idéogrammes).
Gervereau Laurent, Voir, comprendre,
analyser les images, Paris, La Découverte,
1994.
Après un rappel du débat historique
entre «arts libéraux » et «arts
mécaniques » et un bilan des premières
recherches en iconographie et en sémiologie,
l'auteur montre dans quelle mesure l'historien
d'art, le sémiologue et l'historien poursuivent
des buts différenciés.
Joly Martine, Introduction à
l'analyse de l'image, Paris, Nathan, «128
», 1993, et L'Image et les signes. Approche
sémiologique de l'image fixe, Paris, Nathan
Univ., 1994.
Le second titre, de 190 pages, approfondit et
démontre grâce à de nombreuses
reproductions tout ce que le «128»
présente succintement mais avec clarté.
Deux niveaux d'analyse, donc, en fonction des
nécessités du lecteur. Ses plaidoyers
vibrants et convaincants en faveur de l'image
puisent certains exemples dans les arts plastiques.
Ramírez Juan Antonio, Cómo
escribir sobre arte y arquitectura, Barcelone,
Ediciones del Serbal, 1996.
Dans cette publication de 190 pages, originale
dans sa conception, l'auteur se propose de donner
des conseils méthodologiques, techniques
et rédactionnels à toute personne
s'intéressant à l'art et souhaitant
écrire à ce sujet, quel qu'en soit
le support.
Triadó Joan Ramón, Subirana
Rosa, Las Claves de la pintura, Barcelone, Planeta,
1994.
Ce petit manuel bien illustré fait agréablement
le tour des connaissances indispensables concernant
l'uvre d'art. Présentation des instruments,
des supports et des techniques ainsi que du marché
de l'art et de la signification de l'uvre
dans le contexte historique.
Viñuales Jesús, El Comentario
de la obra de arte, Madrid, UNED, 1986.
Après le rappel des divers courants méthodologiques
qui se sont succédés depuis le XIXe
siècle, Viñuales propose pour chacun
d'eux une approche-type. Cet exercice parfois
artificiel est cependant fort habile et permet
de prendre la mesure des évolutions théoriques.
Un bémol : le nombre excessif de coquilles
laisse espérer une réédition
prochaine !
Zunzuñegui Santos, Mirar la
imagen, Bilbao, Servicio editorial de la Universidad
del País Vasco, 1985.
Ce professeur de théorie de l'image dresse
dans ce livre de 416 pages un bilan complet des
théories sur l'image qui ont vu le jour
au cours du siècle. Certains chapitres,
comme «Réalité de l'image
/ image de la réalité» ou
«La perception visuelle» sont éclairants.
3. Dictionnaires, glossaires, guides
Adeline J., Mélida José Ramón,
Vocabulario de términos de arte,
Madrid, La
Ilustración española y americana,
1992.
Cette maison espagnole a eu l'excellente idée
de rééditer ce glossaire classique
de 527 pages, publié une première
fois en 1887 ! L'intérêt est essentiellement
synchronique car il dresse l'état du vocabulaire
technique à la fin du XIX e siècle.
Antolín Paz Mario, Morales José
Luis et alli, Diccionario de pintores y escultores
españoles del siglo XX, Madrid, Forum Artis,
1994.
Douze volumes de 260 pages chacun, de très
belle présentation. Notices biographiques
et créatives rédigées par
cent auteurs.
Arnáiz José Manuel, Merchán
díaz Manuel et alii, Cien años de
pintura en España y Portugal 1830-1930,
Madrid, Antiquaria, 1988.
Pas moins de 98 auteurs (parfois les mêmes
que supra )pour cette publication à caractère
encyclopédique de onze volumes de 450 pages
chacun. Intéressante introduction de 67
pages qui met bien en perspective les différents
courants. Toute bibliothèque de département
d'études hispaniques devrait posséder
ce dictionnaire ainsi que celui d'Antolín
Paz.
Calvo Serraller Francisco, Enciclopedia
del arte español del siglo XX, 2 vols.,
Madrid, Mondadori, 1991-1992.
Ancien directeur du Prado et l'un des tout meilleurs
spécialistes espagnols, Calvo Serraller
dirige une équipe de dix auteurs qui propose
une encyclopédie en deux volets. Le tome
I (Artistas, 879 p.) est un dictionnaire des artistes
du XXe siècle; le tome II (El Contexto,
462 p.) présente, également, les
courants, institutions, galeries, groupes, revues,
critiques, fondations, musées, expositions
et récompenses concernant l'art espagnol
contemporain.
Chilvers Ian, Diccionario de Arte, Madrid,
Alianza Editorial, 1995.
Version de poche espagnolisée du Concise
Oxford Dictionnary of Art and Artists (1988).
Trois auteurs ont revisité ce classique
en mettant l'accent sur le contexte hispanique.
Les quelque mille pages de ce précieux
outil mêlent biographies d'artistes mondiaux,
exposés techniques et terminologie relative
aux courants de l'histoire de l'art.
Duchet-Suchaux Gaston, Pastoureau Michel,
La Bible et les saints, Paris, Flammarion, 1994
(nouvelle édition augmentée).
Ce guide iconographique de 357 pages est remarquable
en tous points. Chaque personnage de l'Ancien
et du Nouveau Testament est analysé en
deux articulations («Vie et légende»
et «Représentations») puis
les entrées «Attributs», «Renvois»
et «Bibliographie» fournissent un
appréciable complément d'information.
Duro Ruben et alii, ¡Qué
arte! 31 fines de semana insólitos y artísticos,
Madrid, Anaya, 1999.
Guide original et séduisant des principaux
musées d'art d'Espagne et des villes qui
en sont le siège.
Felici Lucio (dir. ), Encyclopédie
de l'Art, Paris, Librairie Générale
Française, 1991.
Cette encyclopédie de poche de plus de
1 300 pages est un excellent instrument de travail.
Les notices biographiques sont denses, les articles
de synthèse sur les écoles, les
genres et les techniques sont précis et
la présentation systématique des
grandes civilisations du passé apporte
une foule d'indications. Pour un amateur d'art
hispanique, le seul défaut (mais l'origine
italienne des auteurs explique ce phénomène)
est que maints artistes espagnols sont ignorés.
Girarch Jacques, Dictionnaire critique
et raisonné des termes d'art et d'archéologie,
Paris, Klincksieck, 1997.
Ce volume de 761 pages est rédigé
par un neuro-psychiatre, professeur d'esthétique
à l'université de Clermont-Ferrand,
et collectionneur. Riche de 7 000 définitions,
il s'intéresse également à
des domaines rarement abordés : l'orfèvrerie,
la céramique, les tissus ou les instruments
de musique.
Guillemard Colette, Le Dico des mots
de la couleur, Paris, Seuil, 1998.
Citant abondamment le Dictionnaire des couleurs
de notre temps de Michel Pastoureau (Paris, Bonneton,
1992), cette publication de 475 pages constitue
une lecture originale. Le Dico [... ] passe en
revue toutes les couleurs dans leurs nuances les
plus diverses. Excellent travail de linguistique
et de chromatisme appliqué, rédigé
dans un style enjoué.
Hall James, Diccionario de temas y símbolos
artísticos, Madrid, Alianza Editorial,
1996.
Cette traduction espagnole de 400 pages à
partir du Dictionnary of Subjects & Symbols
in Art constitue l'un des meilleurs ouvrages de
symbologie disponibles sur le marché espagnol.
Prêtant une attention particulière
à l'iconographie biblique et mythologique,
il aborde aussi la représentation de personnages
historiques et les signes iconiques que l'on trouve
dans l'art international.
Henckmann Wolfhart, Lotter Konrad, Diccionario
de estética, Barcelone, Crítica,
1998.
La traduction-adaptation de l'original allemand
permet au public espagnol d'avoir accès
à ce dictionnaire concis (260 p.) qui fait
le point sur la terminologie et les apports de
l'esthétique en matière de critique
d'art.
Koldo Meso Ayerdi, Arte en Internet,
Madrid, Anaya, 1997.
Le seul guide qui contienne les adresses électroniques
des musées des Beaux-Arts d'Histoire d'Espagne
et du monde, ainsi que celles des fondations,
galeries, salons, publications artistiques, arts
de la scène, de la danse, etc. Et pas moins
de 200 sites web de peintres, sculpteurs et photographes
espagnols d'aujourd'hui.
Monreal y Tejada Luis, Haggar R. G.,
Diccionario de términos de arte, Barcelone,
Editorial Juventud. 1999 (édition revue).
À partir du Dictionnary of Arts Terms publié
par Reginald G. Haggar, Luis Monreal y Tejada
propose une version hispanisée en triplant
la pagination originale. Contrairement au livre
de Ian Chilvers (supra) les 424 pages de cet ouvrage
de base ne comportent pas de noms propres d'artistes.
La précision et la pertinence des définitions
en font un glossaire tout à fait complémentaire
de l'ouvrage précédemment cité.
Neraudau Jean-Pierre, Dictionnaire d'histoire
de l'art, Paris, Quadrige / PUF, 1996.
Ce dictionnaire de 500 pages se présente
comme «un jardin des arts tel que le XVIII
e siècle. et le XIXe, à son imitation,
ont conçu les jardins. [...] C'est, en
un mot, traverser l'espace et le temps ».
Excellent ouvrage, rigoureux dans ses définitions
et assorti de nombreuses planches qui facilitent
la compréhension de concepts parfois complexes.
Revilla Federico, Diccionario de iconografía
y simbología, Madrid, Cátedra, 1995.
Ce dictionnaire de 437 pages, d'une lecture agréable
et tonique, est un bon complément de celui
de James Hall (voir supra ). Le fait qu'ils divergent
sur un certain nombre d'approches n'en rend la
lecture que plus souhaitable. L'auteur s'intéresse
également de près à la «mythologie
contemporaine» en incluant des réflexions
sur des productions, des phénomènes
ou des personnalités devenus des mythes
du XXe siècle.
Rudel Jean (dir. ), Les Techniques de
l'art, Paris, Flammarion, 1999.
Le plus complet des guides concernant les matériaux,
instruments et pratiques artistiques disponible
en France.
Villa Rocío (de la), Guía
del usuario de arte actual, Madrid, Tecnos, 1998.
La publication de ce guide comble un vide dans
l'édition espagnole. Très bon complément
de Koldo (supra), il fourmille de renseignements
précieux (titres, noms, institutions, adresses,
etc.) totalement actualisés sur la réception
de l'art, le marché de l'art, les galeries,
les musées, les salons, les moyens de diffusion,
les fondations, les salles de vente et l'univers
de la critique d'art.
4. Histoire de l'art
[Ouvrages à caractère général
non consacrés à un peintre en particulier
]
Les titres mentionnés sont des livres de
grande qualité de parution récente.
Sans prétendre les faire oublier, ils rajeunissent
considérablement les analyses classiques
dues à des historiens d'art dont la plupart
sont aujourd'hui disparus et dont nous rappelons
quelques publications marquantes : José
Camón Aznar, Arte español del siglo
XVIII, Espasa Calpe, «Summa Artis»,
1970 ; Juan Antonio Gaya Nuño, La Pintura
española fuera de España, Madrid,
Espasa, 1968 ; Paul Guinard, Les Peintres espagnols,
Paris, Le Livre de poche, 1967 ; Enrique Lafuente
Ferrari, Breve historia de la pintura española,
Madrid, Akal, 1935, 1987 ; August L. Mayer, Historia
de la pintura española, Madrid, Espasa,
1941, 1980.
Ayala Mallory Nina, Del Greco a Murillo.
La Pintura del Siglo de Oro (1556-1700), Madrid,
Alianza 1992.
Outre l'uvre des grands noms du Siècle
d'Or, ce livre de 270 pages dont les illustrations
sont hélas en noir et blanc, établit
des différences claires entre les écoles
régionales (Castille, Andalousie, etc.)
Barral i Altet Xavier (dir. ), L'Art
espagnol, Paris, Bordas, 1996.
À la tête d'une équipe de
seize spécialistes (dont Jaime Brihuega,
Manuela Mena, Fernando Checa et Joan Ramón
Triadó), Xavier Barral publie un «beau
livre» de 575 pages. Traduite de l'espagnol,
cette très belle publication présente
un panorama complet de la création espagnole
depuis la Préhistoire jusqu'à nos
jours sans ignorer l'art colonial hispano-américain.
Bozal Valeriano, Historia del Arte en
España, Madrid, Istmo, rééd.
1994.
Cet ouvrage de poche présenté
en deux volumes (282 p. et 292 p.) est une initiation
simple et synthétique. Toutefois il n'a
été ni revu ni augmenté depuis
la fin du franquisme ce qui en fait une publication
un peu dépassée qui attend un dépoussiérage
nécessaire.
Bozal Valeriano, Arte del siglo XX en
España, Madrid, Espasa Calpe, 1995.
Version de poche [présentée
en deux volumes (1900 - 1939 : 698p. et 1939 -
1990 : 720p.)] des tomes XXXVI et XXXVII de la
prestigieuse collection « Summa Artis »
d'Espasa Calpe. Cette heureuse initiative (on
aimerait que les tomes concernant les époques
restantes fissent l'objet d'une édition
de poche du même type !) permet au grand
public d'approcher dans les meilleures conditions
l'art espagnol du XX e siècle. À
recommander absolument pour l'intelligence des
analyses.
Calvo-Serraller Francisco, España,
medio siglo de arte de vanguardia, Madrid, Min.
de CulturaSantillana, 1985.
Deux volumes : le premier (690 p.) couvre la période
1937 - 1969, avec 100 pages de panorama et de
mise en perspective ; le second (700p.) couvre
la période 1970 - 1985. Il s'agit là
d'un must... dont le prix est conforme à
la qualité de la publication.
Morales y Marín José Luis,
Pintura en España, 1750-1808, Madrid,
Arte Cátedra, 1994.
Les courants artistiques qui se sont exprimés
sous les règnes de Ferdinand VI, Charles
III, Charles IV et Joseph Ier sont abordés
dans cet ouvrage qui a aussi le mérite
de tirer de l'oubli des artistes dits «mineurs»
dont le nom est habituellement écrasé
par les grands peintres du Siècle des Lumières
et la personnalité de Goya. Illustrations
en noir et blanc.
Calvo-Serraller Francisco, Teoría
de la pintura, Madrid, Arte Cátedra, 1991.
Anthologie et commentaire de textes d'une vingtaine
de théoriciens espagnols. Cette
publication, qui comble un grand vide, a le mérite
d'évoquer, outre l'uvre des auteurs
célèbres (Pacheco, Carducho, Martínez,
Palomino, Ponz ou Ceán Bermúdez),
celle de personnalités moins connues.
Pérez Sánchez Alfonso, De
pintura y pintores, Madrid, Alianza Forma, 1993.
Treize essais sur l'étude de la configuration
des modèles visuels dans la peinture espagnole,
depuis la formation de la collection de l'Escorial
jusqu'au courant expressionniste contemporain
: 293 pages dont 100 pages de reproductions en
noir et blanc.
Reyero Carlos, Freixa Mireia, Pintura
y escultura en España (1808-1920), Madrid,
Arte Cátedra, 1995.
Cet ouvrage de 556 pages avec reproductions en
noir et blanc, rédigé par deux auteurs
qui étudient chacun une moitié du
siècle, offre une approche renouvelée
des problèmes esthétiques liés
au romantisme, au réalisme, aux institutions
académiques, à la modernité
et aux avants - gardes.
Torres Guardiola Pascal, La Peinture
en Espagne du xve au xxe siècle, Paris,
PUF, 1999.
Cette publication très récente comble
un vide dans l'édition française.
Hélas, labord de l lart du
XXe siècle est très lacunaire.
5. Ouvrages à caractère technique
[Muséologie, conservation, arts plastiques
].
Calco Ana, Conservación y restauración.
De la A a la Z, Barcelone, Ediciones
del Serbal, 1997.
Ce livre de 256 pages grand format se présente
comme un lexique, ce qui facilite beaucoup la
compréhension des thèmes abordés.
Plusieurs centaines de termes dont un grand nombre
est assorti d'une notice bibliographique, sont
définis avec limpidité. La présentation
et l'iconographie sont très attrayantes.
Hernández Hernández Francisca,
Manual de museología, Madrid, Síntesis,
1998.
Signe que la muséologie est devenue en
vingt ans une science à part entière,
le public
espagnol dispose maintenant d'un manuel de 318
pages qui a le mérite d'aborder les divers
aspects de ce domaine pluridisciplinaire nouveau
qui connaît parmi les étudiants d'art
un réel engouement.
Pedrola Antoni, Materiales, procedimientos
y técnicas pictóricas, Barcelone,
Ariel, 1998.
L'auteur propose un ouvrage de 222 pages très
technique qui étudie dans le détail
tous les éléments utilisés
dans l'élaboration des uvres d'art.
Rivera J., Avila A., Martín Ansón
M. L., Manual de técnicas artísticas,
Madrid, Historia 16, 1997.
Cette publication de 253 pages qui en consacre
quarante à la peinture, fait le tour de
diverses
techniques (dessin, gravure, architecture, sculpture,
artisanat). Un cahier d'exercices pratiques ajoute
une dimension didactique très précieuse
à cet ouvrage qui permettra à l'étudiant
hispaniste de se familiariser avec le vocabulaire
technique adéquat. brillant et alerte de
cet auteur la lecture très agréable.
6. Réflexions
théoriques
[Nous nous limitons ici à proposer quelques
titres récents d'esthétique et de
sémiologie dont la consultation est utile.
Pour une bibliographie plus complète, on
se reportera à Martine Joly, Introduction
à l'analyse de l'image, Paris, Nathan,
1993, p. 119-128 et à Gérard Genette,
La Relation esthétique, Paris, Seuil, 1997,
p. 281-288. ]
Bozal Valeriano (édit. ), Historia
de las ideas estéticas de las teorías
artísticas
contemporáneas, Madrid, Visor, 1996.
Encore une excellente publication de cet auteur
prolifique qui dirige ici un gros ouvrage en deux
volumes (442 p. et 384 p. ) auquel participe une
quinzaine d'auteurs parmi les meilleurs spécialistes
espagnols de l'art des XVIIIe - XIXe - XXe siècles,
dont Francisco Calvo Serraller, Dolores Castrillo
ou Jaime Brihuega. Très bon bilan de toutes
les approches esthétiques qui ont concerné
l'art en Europe depuis Kant jusqu'à Ortega
y Gasset.
Debray Régis, Vie et mort de
l'image (une histoire du regard en Occident),
Paris, Gallimard, 1992.
Cette enquête-réflexion de 526 pages
menée sur l'image et l'art des origines
à nos jours, témoigne d'une immense
curiosité intellectuelle et donne un peu
le tournis par la variété des approches,
le nombre des références et la multitude
des contextes abordés. Le style brillant
et alerte de cet auteur qui n'évite
pas toujours le piège de l'érudition
, en rend la lecture très agréable.
Eco Umberto, Les limites de l'interprétation,
Paris, Grasset, 1992.
Dans cet ouvrage d'une grande lucidité
qui fait suite aux déjà classiques
Le Signe : histoire et analyse d'un concept, L'uvre
ouverte ou encore Sémiotique et philosophie
du langage, le romancier et sémiologue
italien prolonge la citation de Paul Valéry
«Un texte stimule une infinité d'interprétations
et il n'y a pas de vrai sens d'un texte».
Excellents chapitres sur «Le travail de
l'interprétation » et «Faux et contrefaçons».
Genette Gérard, L'Œuvre de l'art, t.
1, «Immanence et transcendance », Paris, Seuil,
1994.
Le maître de l'école française de narratologie
signe une brillante incursion dans l'univers de
l'art. Il revisite les notions d'allographie et
d'autographie que Nelson Goodman avaient définies
dans Langages de l'art et établit trois degrés
d'objets esthétiques :les objets esthétiques en
général, les artefacts à effet esthétique éventuel
et les artefacts à effet intentionnel, ou fonction
esthétique, qui seraient les œuvres d'art proprement
dit.
Genette Gérard, L'Œuvre de l'art, t.
2, «La Relation esthétique », Paris, Seuil, 1997.
Dans ce second volet, Genette explique que
la relation esthétique induit une attention particulière
à l'aspect d'un objet plutôt qu'à sa valeur d'usage,
laquelle constitue un jugement toujours arbitraire,
contrairement à ce que stipulent divers courants
de la philosophie du beau.
Groupe Mu, Traité du signe visuel.
Pour une rhétorique de l'image, Paris, Seuil,
1992. Ouvrage d'une grande complexité qui
risque de dérouter le lecteur non averti mais
qui fait le tour de la question de la rhétorique
de l'image en formulant la critique des différents
courants de la sémiologie.
Seguin Jean-Claude (dir.), Image et
Hispanité, Université Lumière-Lyon II, Cahiers
du GRIMH, n °1, 1998, 508 p.
Trente-six communications des actes des premières
journées du GRIMH, équipe dirigée par le très
dynamique Jean-Claude Seguin. (Actes du deuxième
colloque 2000 à paraître).
|